Fête de l'indépendance

15 Août 2009 : En Inde aussi, c'est férié ! On fête l'indépendance du pays, à grands coups de défilés militaires et de levers de drapeau. Tout le monde est sur son 31 (pantalons à pattes d'eph' remontés jusqu'aux tétons et chemise en coton) et les familles sont au complet pour voir papa faire sa chorégraphie et son salut militaire. L'ambiance est géniale, des petits gâteaux et des pin's aux couleurs de l'Inde nous sont distribués. Tout le monde se lève la main sur le cœur pour chanter l'hymne, et on est plusieurs à rester assis en souriant béatement. Bien sûr les remontrances ne tardent pas, on ne badine pas avec la nation !

Mon pin's nationaliste.

Le cuistot de la cantine qui distribue des gâteaux au beurre rance.

L'euphorie est telle que les responsables les plus sérieux du campus ont l'air complétement bourrés. Pas de bol, j'ai ramené mon appareil photo pour l'occasion : c'est parti pour un ballet ininterrompu de poses pendant près d'une heure. Chacun veut sa photo avec le drapeau, puis avec chaque groupe en présence (les français avec la sécurité, les français avec le personnel de ménage, avant d'enchaîner le service marketing avec la sécurité, etc.). Au final, une bonne manière de commencer la journée en chansons !

"Tu es le souverain des âmes du peuple,
Toi qui diriges le destin de l'Inde !
Ton nom soulève les cœurs
Du Penjab, du Sindh, du Gujarat, du Mahârashtra,
Du Dravida, de l'Orissa et du Bengale !
Il résonne dans les montagnes des Vindhyas et des Himâlayas,
Se fond dans la musique de la Yamouna et du Gange
Et est chanté par les vagues de l'océan Indien !
Ils prient pour avoir ta bénédiction et chantent tes louanges,
Le salut du peuple est dans tes mains !
Tu es le souverain des âmes du peuple,
Tu es celui qui dirige le destin de l'Inde !
Victoire, victoire, victoire à toi."

L'installation fastidieuse des pétales de rose.

L'installation fastidieuse du drapeau.

Le drapeau en question.

Gloire au drapeau.

Le drapeau est le plus fort.

Réaction devant une photo moche ?

Réaction devant un mec moche ?

L'équivalent indien de Mr. Woicky.

Madame Alfred, l'équivalent indien de sa femme.

Portrait 1.

Portrait 2.

Le chapeau-serviette.

Les français avec une petite partie du personnel de la guesthouse.

L'équipe française estivale.

Moi et mes potes.

Arrivée à Pune

11 Juin, 17h05 : Arrivée à l'aéroport de Pune. Philippe Vachey, directeur pédagogique de Supinfogame, s'est chargé de nous faire livrer une voiture avec chauffeur. La classe ! La ville ressemble trait pour trait à l'image que je me faisais de l'Inde en regardant la télé française. Ça fourmille, c'est bruyant, crado et super attirant. Les mecs qui bossent sur les chantiers grimpent sur des échaffaudages de 20 mètres tout en bambou, autant dire sur des châteaux de cartes. Il y a vraiment des vaches au bord de la route, et la circulation est vraiment apocalyptique.

Le campus, situé à une bonne dizaine de kilomètres du centre-ville, semble ne pas avoir beaucoup avancé depuis l'année dernière. En revanche, les bâtiments plus ou moins terminés en jettent un max. Dommage que l'effet décorum y fasse pour beaucoup. Il y a même un mini-parc avec bancs, palmiers et gardénias en fleurs entre les différents édifices ! Pour le reste, c'est encore un gros désordre où vont et viennent des dizaines de travailleurs.

Le bâtiment de l'ISD, le seul actuellement debout.

La cité universitaire étant encore en travaux, je serai logé dans la "guesthouse", réservée principalement au corps enseignant. On me guide jusqu'à ma chambre, une petite pièce déjà meublée avec salle de bain attenante, climatisation et sol ciré. Ça me va, j'en attendais pas autant. De la fenêtre j'aperçois les montagnes au loin, des palmiers dressés contre l'horizon et une plantation de bananes. Ça fait un peu bizarre d'être logé avec un confort typiquement occidental et d'observer les simili-bidonvilles de sa fenêtre. Il y a une prise électrique dans la douche, c'est pas hyper sécurisant mais je me ferai bien vite à l'idée que c'est partout comme ça.

Mon bocal privatif.

Le bâtiment est gardé par une équipe de sécurité sympa mais pesante. Des uniformes à chaque étage veillent à la bonne conduite des étudiants : c'est à dire pas de tabac, pas d'alcool, et pas de comportements déviants (comprendre par là fornication, drogues en tous genres et réunion en groupes hors cadre scolaire après 23 heures). Au final, passer outre ces deux ou trois interdictions se révélera difficile mais faisable.

La rencontre avec les différents français déjà présents (pour la plupart professeurs de Supinfocom ou de l'Institut Supérieur de Design) nous permettra également d'avoir une approche nocturne de la ville. Ils nous invitent à les suivre jusqu'au quartier le plus huppé de Pune, où vivent la majorité des expatriés. Au programme : dîner dans un restaurant tellement chic que j'en étais mal à l'aise. Du genre de ceux où on vous change vos couverts en argent en fonction du plat désiré. Mon premier contact avec l'Inde fut donc dépaysant, mais pas dans le sens où je l'aurais imaginé. Remarque, j'avais toujours rêvé d'aller boire du champagne à Manhattan... Un verre de Bordeaux en Inde au centre d'un mobilier design et de fontaines étincelantes, ça le fait aussi ! Je sens que je vais vite prendre des goûts de luxe ici.

Le même bâtiment, vu du côté clean.

Les maisons des trois directeurs pédagogiques.

Une pauvre.

Le tractopelle jouet.

Une autre partie du chantier, vue de ma fenêtre.

Départ vers l'Inde

Lundi 10 Août 2009, Jour-J : C'est parti pour deux formidables années de découverte et d'aventures pédagogiques à Curryland ! Direction Mumbai, capitale économique de l'inde et par la même occasion du Maharashtra, ma future région de villégiature. C'est plus précisément à Pune que le groupe Supinfocom a décidé d'ouvrir sa succursale. Sur place règne paraît-il un bordel monstre (pardonnez-moi l'expression), et c'est avec une impatience néanmoins teintée de pessimisme que je m'apprête à aborder mon nouveau chez-moi...

J'adore prendre l'avion, surtout quand on peut y regarder des films Bollywood. Malgré une petite anicroche au "Poste de Filtrage Sécurité" de Roissy (bande de fascistes), le trajet par Londres se passe à merveille. À l'arrivée, il fait gris mais chaud, et sur le tarmac de l'aéroport ça sent comme au rayons "plantes d'intérieur" de chez Jardiland. Ça sent la pauvreté, aussi. Pendant un moment, j'ai bien cru que les trains d'atterrissage de notre coucou allaient décapiter les dernières maisons du bidonville qui s'étend jusqu'à la piste.

Les cinq heures d'attente avant de transiter jusqu'à Pune nous permettent à moi et à Laura (ma charmante accompagnatrice) d'observer le dédale de taxis et de rickshaws à la sortie, ainsi que d'avoir un premier aperçu des coutumes locales. Pour les deux végétariens que nous sommes, c'est un véritable bonheur que de pouvoir trouver des "Veg Burgers" au fast-food. Les prix sont tout aussi attractifs, même s'ils se révèleront par la suite être trois ou quatre fois supérieurs aux tarifs appliqués dans le reste du pays. Les écrans plasma qui diffusent la chaîne d'information nationale nous mettent également la puce à l'oreille quant à la vague de paranoïa qui règne ici face à la grippe A. La plupart des gens portent effectivement un masque ou un bandana, et il est vrai que si le virus se propage à travers de telles conditions sanitaires, le pays court vers un drame incontestable. Moi, je m'en fous, je l'ai déjà eu !

Les taxis et rickshaws, sa mère !

Le seul aéroport au monde avec chiens errants integrés.

Un gentil monsieur à la mine patibulaire.

Laura qui prend ses pieds en photo... Sale rousse !

Le hall survolté du terminal 3 (Babylon, Babylon)

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